247 / RÉNOVATION DU TRINKHALL MUSEUM

Atelier d'architecture Aloys Beguin - Brigitte Massart


Rénovation du Trinkhall / Madmusée


Objet : concours pour la mission d’étude de la rénovation et de l’extension du « trinkhall »

Programme : Musée d’art avec espaces d’expositions permanentes et temporaires, réception et librairie, centre de documentation, atelier pédagogique, bureaux, réserve d’art, cafétéria et services


Lieu : Parc d’Avroy_4000 Liège (B)


Maître d’ouvrage : Ville de Liège


Auteur de projet : atelier d’architecture Beguin-Massart

Collaborateurs : Alix Welter / Grégoire Fettweis / Céline Balduyck

Bureau d’études en stabilité Greisch sa : David De Wolf / Valérie Benats

Bureau d’études en technique spéciale Greisch sa

Bureau d’études en performances énergétiques du bâtiment Greisch sa : Bastien Mercenier
Coordination sécurité santé Greisch sa

Éclairage muséal : Jacques Fryns


Intervention artistique :  Alain Janssens


Surface brute : 2.110 m2

Budget à l’adjudication : 2.300.000 € HTVA


Pouvoirs subsidiants : Fédération Wallonie-Bruxelles : département de la culture.


Photos :

© Alain Janssens

© Muriel Thies / Trinkhall museum

© Beguin-Massart


étude : 2008-2015

chantier : janvier 2017 / 2020

Livré en juin 2020

Le Trinkhall, pavillon moderniste construit en 1963 au cœur du Parc d’Avroy à Liège, est à l’origine un restaurant de luxe avec dancing et grande terrasse panoramique sur le toit.
Finalement délaissé en 1982, il est occupé, (squatté pourrait-on dire) par l’asbl Creahm qui y improvise des lieux d’exposition et des ateliers pour des artistes atteints d’un handicap mental.
Au fil des ans, le bâtiment devient le siège de deux pôles dynamiques mais progressivement à l’étroit : le MADmusée et le MADcafé.
Pour soutenir l’ambition de développement du musée et pallier au délabrement critique du bâtiment, la Ville de Liège, propriétaire des lieux, lance en 2008 un concours d’architecture.
Le projet conjugue deux exigences : doublement de la surface pour atteindre les 1800m2 programmés et rénovation énergétique globale.

Concept

Les architectes ont mis en place une stratégie simple : un projet ultra-compact englobant le pavillon existant dans une enveloppe translucide un peu élargie qui permet le déploiement des fonctions dans les espaces périphériques.
Au Rez de chaussée, le nouveau bâtiment fonctionne en une boucle périphérique reliant l’entrée, le bookshop, la galerie d’exposition temporaire, le centre de documentation, la brasserie, les équipements sanitaires et les circulations verticales.
Au premier étage, le volume sculptural du pavillon d’origine abrite les bureaux et l’atelier pédagogique. L’ancienne toiture-terrasse devient un vaste lieu d’exposition, tandis qu’une blackbox posée en encorbellement sur la rive réunit les conditions d’exposition les plus rigoureuses. Un espace d’exposition additionnel arrondi  de 100m2 posé sur une colonne-champignon en béton forme au rez de chaussée le porche d’entrée.
Le sous-sol abrite de vastes réserves muséales et autres locaux utilitaires.

De jour, la grande terrasse de la brasserie enchante la vie du parc en complicité avec le kiosque des années 30 qui accueille des concerts et animations de toutes sortes.
De nuit, tel une grande lanterne parmi les arbres, le musée est un élément structurant et sécurisant doucement lumineux au sein du parc urbain.

Structure

Une structure d’acier de vingt et un mètres enjambe l’édifice existant, créant une grande cloche protectrice.
Cette charpente quadrillée portée sur sa périphérie par de fines colonnes, structure l’espace d’exposition du premier étage, offrant une trame à laquelle tous les panneaux d’exposition sont suspendus et réglant l’organisation du système d’éclairage.
Sous une toiture végétalisée, l’enveloppe ultra-légère en panneaux multi couches de polycarbonate opalin, lumineuse,  parfaitement isolante et économique, contribue à créer une atmosphère en apesanteur, mystérieuse et poétique.
Quelques larges fenêtres cadrent des vues du parc comme des tableaux et livrent aux passants des vues sélectives sur la vie intérieure du musée ainsi que sur des séquences choisies du pavillon des années 60 cher aux liégeois.

Malgré le budget très limité, chaque élément de l’architecture, du béton coffré de la colonne champignon jusqu’à l’ameublement du musée, procède d’une même attention au détail au service de la cohérence générale du projet.

PUBLICATIONS


GILLES DEBRUN & PAULINE DE LA BOULAYE.« Trinkhall Museum ». Architectures Wallonie-Bruxelles, Inventaire # 3. Octobre 2020, p.212.

 

CATHERINE CALLICO : « Peau d’acier-Trinkhall Museum Liège » FOCUS archi #26 septembre novembre 2020 p. 36-37.

 

GUILLAUME VANNESTE. TrinkHall Madmusée à Liège : le musée différencié. A+ Architecture in Belgium n° 285. Août-septembre 2020, p.62-64.

 

MICHEL CHARLIER. L’acier discret mais capital pour la rénovation du TrinkHall Museum. Info_Steel n°62. Juillet-septembre 2020, p10 -18.

 

JEAN-MARIE WYNANTS. Le vaisseau TrinkHall prend enfin la mer. Magazine MAD Le Soir 17-6-2020, p 24-25.

 

ANNE NORMAN. Le Mad musée devient le Trinkhall Museum : histoire d’une métamorphose réussie . Les nouvelles du patrimoine n°164. Juin 2020, p. 50-52.

 

PATRICIA JANSSENS. Le MAD est mort, Vive le Trinkhall museum. Le quinzième jour 275 ULiège. Janvier-Avril 2020, p. 24-27.

 

JUDITH KAZMIERCZAK. Avènement du Trinkhall museum. FLUX NEWS N°81. Mars 2020; P.11.

 

CHRISTINE COSTE. A Liège, le TrinkHall fait peau neuve. Magazine L’œil n° 731, février 2020, p60-63.

 

GUY DUPLAT. À Liège, le Trinkhall est désormais fin prêt. LA LIBRE. 19-12-2019

 

BENOIT MOLHERAT. Phago-citation. A+ 276. Février-Mars 2019

 

GUIDE architecture moderne et contemporaine 1895-2014. LIEGE, « Trink Hall »  p135,  Mardaga et la Cellule Architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 2014

 

PHILIPPE BODEUX. Le mad Musée enveloppé. LE SOIR (B) 15-05-2009

PRIX

2020 nomination au prix européen pour l’architecture contemporaine Mies Van Der Rohe.