297 / MUR DES LIBERTÉS

Atelier d'architecture Aloys Beguin - Brigitte Massart


MUR DES LIBERTÉS


Objet : œuvre commémorative en hommage à Fédérico Garcia Lorca.


Lieu : Parc Saint Léonard_4000 Liège (B)


Maître d’ouvrage : Ville de Liège


Auteur de projet : co-conception Alain De Clerck plasticien et Atelier d’architecture Aloys Beguin-Brigitte Massart sprl en association avec le collectif Generation Lorca

Collaborateurs : Alix Welter / Céline Balduyck

Communication/didactique : ASBL in cite mondi

Graphisme : NNstudio

Stabilité : contrôle SECO


Budget : 32.500,00 € HTVA


Étude et chantier : 2014

« Dans le drapeau de la liberté, j’ai brodé le plus grand amour de ma vie »

Liège fait écho à cette phrase tirée de l’oeuvre de Federico Garcia Lorca, désormais fixée dans « le mur des libertés », au pied des Coteaux de la Citadelle, face à l’esplanade Saint-Léonard…
Au pied du mur, une trentaine de tabourets entourent une grande table en acier épousant la forme de la carte de l’Espagne.

Le programme est avant tout  symbolique, né d’une demande du Collectif «Génération Lorca», constitué d’enfants et petits-enfants d’immigrés espagnols installés à Liège. Leur désir était de créer un « monument » pour rendre hommage à l’immigration espagnole à Liège et remercier la collectivité de son accueil. Cette intention a été peaufinée dans une longue réflexion collective, ce qui a permis de faire aboutir  sa mise en forme bien au-delà des stéréotypes initiaux.

Le projet est un projet collectif, issu d’un projet citoyen, en marge complète des processus habituels. Il est porté par un ensemble de partenaires et se situe dans les frontières entre engagement politique et social, art urbain, mobilier urbain et travail spatial.

La forme construite peut paraître étonnante par rapport à la demande initiale; en effet, elle s’est véritablement révélée et a pris tout son sens au fur et à mesure de l’élaboration du projet, qui a muri 4 années durant.

Le projet est né de la rencontre du Collectif avec le sculpteur Alain De Clerck, qui par son travail antérieur, a convaincu le groupement citoyen de l’intérêt d’un travail participatif avec un plasticien et un architecte.

L’implantation s’est rapidement imposée dans le parc Saint-Léonard, lieu public à l’esprit éminemment populaire, endroit emblématique pour la collectivité espagnole fortement implantée dans ce quartier.

La construction s’est traduite en acier brut, sorti du laminoir, sans apprêt, matériau signifiant pour tous ces immigrés qui ont travaillé dans les hauts-fourneaux liégeois.

Le «monument» a pris la forme d’une grande table publique et d’un texte monumental.

La table est pensée comme une table quotidienne, conviviale, et ensuite comme un outil pédagogique, lieu d’enseignement (un professeur et ses élèves), lieu privilégié pour parler de la mémoire, de la liberté et de la démocratie. La table a emprunté la forme littérale de l’Espagne, mais symbolise le pays, l’appartenance indispensable à chacun.

La phrase emblématique est extraite d’une pièce de Federico Garcia Lorca. Sa mise en exergue monumentale au sein d’un parc public en fait un emblème . Sa réalisation en lourds lettrages d’acier contraste avec la fragilité évoquée. Le mur lui-même est chargé d’un sens oxymorique, le mur des libertés.

Un cahier pédagogique accompagne le projet, outil mis à disposition des enseignants, des guides et du public.

PUBLICATION


ARCHITECTURES WALLONIE-BRUXELLES : inventaires #2  (à paraitre) projet retenu :  Mur des libertés